Charlotte Moore
Née et élevée dans la vallée de la Tamar, en Cornouailles, sa pratique est façonnée par le paysage post-industriel marqué par l’exploitation minière et l’agriculture. Elle examine comment l’activité humaine façonne les transformations botaniques, en s’intéressant à la manière dont les communautés végétales réinvestissent les architectures et les terrains abandonnés, et propose de nouvelles formes de coexistence entre l’humain et la nature.
Formée en architecture et travaillant principalement la céramique, elle associe procédés analogiques et numériques au sein de projets de recherche in situ. Son travail engage les communautés locales et interroge les enjeux éthiques des archives, des herbiers et des banques de semences dans le contexte de l’adaptation climatique et de la préservation de la biodiversité. Elle développe actuellement une recherche en céramique architecturale autour d’une banque de semences communautaire dédiée à la régénération des plantes natives après les incendies.
Parmi ses projets récents figure Cornubia Tropicus (WhiteGold Project), qui explore les mutations écologiques des anciennes carrières de kaolin à St Austell. Ce projet a reçu le prix CBG pour « Use of Clay » et « Cornish Distinctiveness ». Elle est lauréate du prix BLAZE TO BLOOM, British Ceramics Biennale 2025–2026.
Elle est diplômée d’un Master en Architecture (avec distinction) du Royal College of Art (2019) et d’un Bachelor of Science (avec mention First Class Honours) de la Welsh School of Architecture, Cardiff University (2015).