SHI Qi

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Installée à Hangzhou à partir de 1997, Shi Qi y pratique différentes formes de peintures. Cette dimension ouverte est encouragée au sein du département de peinture expérimentale de l’académie des Beaux-arts de Chine où elle suit ses études. Elle voyage dans l’Ouest de la Chine, notamment au Guizhou et au Shaanxi. Elle obtient son diplôme avec une installation picturale intitulée «Hongzhuang » (Fard rouge), une réflexion sur le mariage des femmes en Chine à l’époque contemporaine.

Après un séjour à Shanghai et à Beijing, Shi Qi poursuit ses études en France dans le cadre de l’école des Beaux-arts de Paris-Cergy en 2002. Elle étend sa formation aux nouveaux médias, en particulier à la vidéo. Elle voyage en Europe et aux Etats-unis, tout en séjournant régulièrement en Chine. Son travail, en phase avec ces mouvements, enregistre ses réactions à ces différents environnements. Tout en appréhendant des sujets en lien avec la culture matérielle chinoise avec des médias comme la vidéo, elle prolonge sa pratique de l’encre et l’adapte à des sujets contemporains.

Pendant près de 10 ans, elle explore, à l’encre ou à l’huile, différents thèmes liés à l’expérience de la maternité, de la gestation à l’enfance. En 2007, elle est marquée par la vague de naissances qui, en Chine, accompagne l’année cyclique du cochon. Les différentes déclinaisons de la société de consommation asiatique et européenne nourrissent le regard sur l’enfance qu’elle exprime à travers ses travaux de cette période. 

En 2017, son travail connaît alors un tournant formel. Elle développe une peinture gestuelle en partie conçue comme la réminiscence de signes écrits. Ce travail sur la ligne l’amène à sortir du cadre proprement pictural pour travailler encre et papier en trois dimensions. A partir de 2020, elle réalise ainsi des œuvres issues de fragments calligraphiques ou picturaux dont la forme s’apparente à un livre au contenu inconnaissable, au-delà du sens des mots et des figures.